Le Démon de Midi

DE L'EROTISME... soft... A l'honneur de la femme... Au plaisir du désir... En attente de vos contributions et commentaires !

04 juillet 2009

Frustration...

Réédition

Début juillet 2006. C'est la canicule. Mais pas encore les vacances. Je dois d'abord remettre un dossier sur lequel je travaille depuis 15 jours avec une collaboratrice, Annabelle. Depuis tous ces jours que nous travaillons ensemble avec le même objectif, nous avons appris à nous connaître, à nous apprécier. Nous nous sommes assez souvent accordé des petites pauses pendant lesquelles nous parlions d'autre chose que de notre travail...
Cet après midi là, nous devons mettre en commun les informations que nous avions recueillies l'un et l'autre et les synthétiser dans un tableau... Par commodité, je lui propose de prendre sa chaise de bureau à roulettes et de venir près de moi pour que nous soyons devant le même écran d'ordinateur. Je n'avais alors strictement aucune arrière pensée... Je n'avais qu'un souci d'efficacité. C'est lorsque nous nous sommes trouvés assez rapprochés que j'ai commencé à sentir un léger trouble... D'abord sentir presque contre moi cette femme, jolie, aux belles formes que j'avais déjà remarquées mais sans que cela m'ait particulièrement frappé... Elle était vêtue d'une robe légère boutonnée sur le devant...  A cause de la chaleur, elle avait déboutonné le haut et le bas... En s'asseyant à mes côtés, j'avais remarqué son geste veillant à ce que ses cuisses restent couvertes... Et puis il y avait son odeur. Douce. Suave. Sucrée. Mélange de sa sueur et de son eau de toilette. Et puis son sourire, confiant et bienveillant... Je me sentais bien à ses côtés et elle me manifestait par son attitude sereine qu'elle aussi appréciait cette situation...
Sérieusement nous nous sommes mis au travail. Nous échangions nos informations, nous nous complètions mutuellement, nous cherchions la meilleure formulation pour les mettre dans le tableau, nous revenions en arrière, compulsions nos notes, discutions...
De temps en temps, lorsqu'elle se penchait en avant, j'apercevais dans l'échancrure de sa robe ouverte ses deux seins contenus dans un léger soutien-gorge en dentelle ne couvrant que le dessous et le bout des  têtons... Une légère érection commençait à se manifester... Mais il fallait travailler, avancer... et je n'y pensais plus.
Au bout de presque trois heures de travail intense, nous décidons de nous accorder une petite pause. Nous reculons nos sièges à roulettes et nous nous étirons... Dans le mouvement, les pans de sa robe tombent de chaque côté de ses jambes, découvrant presque jusqu'au haut ses deux belles cuisses légèrement écartées... Je ne pu m'empêcher de pousser en riant un « Waouh, quelles jambes ! »... Et elle, sans se démonter et sans chercher à les cacher me répond sur le même ton, légèrement provocante « Elles te plaisent ? ». « Bien sûr... On a envie de les caresser ! Mais je ne le ferai pas. Trop peur de ta réaction... Mais, il n'empêche... ». « Et bien, essaie, tu verras ma réaction... »... Je pose alors en riant le bout des doigts sur un genou... Elle ne bronche pas... Je pose alors le plat de la main... Toujours aucune réaction... Elle me regarde en souriant... Ma main se met alors en mouvement et je caresse légèrement ce genou... Et puis toujours encouragé par son sourire, j'ose monter ma main un peu plus haut, le long de cette cuisse ferme et douce... Elle s'arrête à la lisère du tissu, et redescend en osant s'insinuer sur la face intérieure... Et elle remonte, passe la frontière, passe sous le tissu pour rapidement être arrêter par l'élastique de la culotte... Du bout des doigts, je longe cet élastique, sur l'aine, puis à l'intérieur, là où je ressens une impression de chaleur plus forte et de légère humidité...
Et nous craquons... Je passe mon bras atour de ses épaules, rapproche nos deux sièges... Je rapproche mon visage du sien, nos lèvres se cherchent, se trouvent, se joignent et nos langues s'en mêlent, s'emmêlent... Ma main qui était sur son épaule, glisse le long de la bretelle du soutien-gorge, pénètre dans l'échancrure de la robe et se saisit du sein qui est là, se faufile sous la dentelle, prend le têton entre deux doigts, têton qui se dresse, qui pointe... Mon autre main se pose sur son mont de vénus qu'elle masse par des mouvements en rotation, mon pouce cherchant à travers le tissu l'entrée de la grotte secrète, la pointe du clito qui la garde....
Elle même a posé sa main sur la bosse provoquée par mon érection... Elle déboutonne le haut de mon pantalon, descend le zip et cherche à pénétrer dans mon caleçon pour se saisir de mon vit qui me fait mal tant il est gonflé, emberlificité dans les plis de mon vêtement... Elle s'en saisit et commence des mouvements de va et vient... Elle couvre mon gland de la paume, tire la peau... Je ne suis pas bien, ça me fait mal,... J'ai envie de me lever, de la mettre nue, de me mettre nu et de la prendre, là, sur le bureau couvert de nos dossiers... Ma main s'insinue sous l'élastique, trouve l'antre que je pénètre facilement tant il est lubrifié de sa liqueur odorante... Notre baiser devient plus fougueux, notre respiration s'accélère. Bien que mal à l'aise, assis, le pantalon serré, sa caresse me procure un grand plaisir... Je sens son sexe se resserrer autour de mes doigts... Elle halète... Elle gémit... Sous mes doigts elle jouit... J'ai la main pleine de son foutre... 
Le téléphone sonne... J'ai envie de le jeter... J'ai oublié où nous sommes... Retrouver sa respiration... Prendre une voix naturelle... Au même moment, on frappe à la porte de mon bureau... Rapidement, nous reprenons une situation plus digne... Cette odeur de son sexe sur mes doigts... Avec de la rage dans la voix un peu tremblante d'émotion, je crie un oui à la fois dans le combiné et à l'intention de celui qui frappe... L'un et l'autre me rappelle une réunion qui commence à l'instant et qui doit nous mener loin dans la soirée... Elle, elle n'en est pas... J'arrive, dis je à l'un et à l'autre...
Je ne peux m'attarder. Il faut que j'y aille. Frustré, je veux me rhabiller. Avant que j'en ai le temps, elle se penche pour déposer un baiser, coup de langue sur mon gland encore gonflé qui ne demande qu'à exploser... Puis, un dernier rapide baiser sur les lèvres, une dernière étreinte et nous devons en rester là...

Posté par domibec à 07:23 - Fantasme ou réalité ? - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

wouahhh ! quelle aventure ! y en a qui ont de la chance de bosser ;)))) mais je comprends ta frustration.

N'hésite pas s'il y a une autre fois ;)

Posté par Véro, 19 juin 2007 à 09:13

salut c'est ilsa je voulais te dire que tu avais raison maintenant il m'arrive une fameuse tuile j'étais malade mais je ne sais pas si je le garde ou pas bisous

Posté par ilsa, 19 juin 2007 à 20:14

Hmmm j'adore !!
Ah oui quelle frustration !! J'en veux encore !! Il est super ce texte, très bien écrit...
N'as-tu pas envie d'inviter cette collègue à boire un verre après le boulot ?? lol
Bisous doux,

Posté par Fluga, 20 juin 2007 à 23:00

dring...dring...

Je connais ça aussi...enfin !
Passer des heures avec quelqu'un...et puis...et puis...
Je t'embrasse,

*j'aime tes rééditions

Posté par augustine renoir, 04 juillet 2009 à 17:47

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