Jeux adolescents
Réédition
15 ans. Je suis dans un camp d'adolescents.
Je partage la tente avec trois autres copains.
Loin des parents, nous nous sentons libres.
Les monos, sympas, lâchent la bride.
Dès le premier soir, nous voulons comparer
notre ustentile et osons, dans la tente, nous mettre nus.
Le sien est plus long, le sien plus large,
lui est plus velu, lui a les boules plus grosses.
Nous gagnons tous quelque part.
Et l'un de nous, plus dégourdi,
propose de nous départager
au premier qui se videra.
Et nous voilà tous quatre
manipulant notre tige
jusqu'à notre explosion finale
pratiquement simultanément.
Et nous nous sommes endormis,
nus, chacun dans nos duvets.
Chaque soir ce fut ainsi un rite.
Le plus dégourdi nous inventa des jeux
que nous acceptions sans sourciller
de crainte de passer pour une "gonzesse"
si nous avions trop de pudeur !
Il inversa un soir le jeu, le gagnant étant celui
qui jouira le dernier prétextant, tel un pro,
qu'en amour il faut faire durer les choses,
que son arme doit rester armée dans la durée...
Et puis un soir il nous fit mettre en carré
chacun devant masturber son voisin de droite
tout en caressant les testicules de sa gauche.
Mais ça n'a pas marché.
Tous pris d'un fou rire qui a attiré le mono.
Et puis il a inventé les « huit heures du manche » !
Deux classements : celui qui, en une nuit,
aurait le plus grand nombre d'éjaculations
et celui qui remplirait le plus son gobelet de son sperme.
Il a gagné sur les deux fronts : cinq éjaculations
et un gobelet à moitié plein !
Le soir suivant, relâche. Tous envie de dormir
après une nuit presque blanche, disions-nous.
Je crois surtout que tous nous avions mal
à notre orgueilleux phallus tant manipulé !
Aucun ne l'aurait avoué. Un mâle n'a pas mal !
Rien d'homosexuel dans cette situation.
Simplement une initiation particulière
entre adolescents fiers de leur virilité,
heureux de voir qu'ils valent leurs congénères
et du plaisir qu'ils peuvent de leur sexe tirer.
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