22 juin 2012

Première fois

Texte offert par une amie, autrefois...

Me voici devant toi, Vero, nue, consentante par ma propre volonté.
Je n'ai jamais touchée une femme, ni été touchée, vierge de toute expérience.
Seul cet été, un baiser furtif échangé avec une amie sur la plage, en contemplant un coucher de soleil, m'a fait découvrir l'infinie douceur d'un échange que la morale réprouve. Et parce qu'elle le réprouve, la saveur en a été particulière, et depuis, le désir d'un échange plus profond avec une partenaire féminine me hante.

75540323Mon ami n'en sait rien, et c'est mieux ainsi.
Je me noie dans tes yeux où brillent des étoiles. Nos seins se frôlent, et je frissonne d'émotion. Je sens monter en moi une chaleur inconnue, avec l'envie de te la faire partager.
Tu me prends par la taille. Je passe mes bras autour de ton cou.
Nos lèvres se rapprochent, s'effleurent, attendent, se frôlent encore, comme pour savourer ce temps merveilleux de l'attente.
Tu prends ma bouche. Je m'offre, ardente.
Nos poitrines s'écrasent l'une contre l'autre, échangeant nos chaleurs.
Mes tétons sont gonflés comme ceux d'une adolescente, mes pointes, dressés sont hyper sensibles.
Je devrais me calmer un peu, mais ton ventre se colle au mien, je sens ton pubis contre le mien soudé. Rasé de frais, lisse et tendre, il est déjà mouillé. Le sens tu ?
Sans nous séparer, tu m'attires sur ton lit, j'y tombe à la renverse, tu t'écrases sur moi.
Je gémis déjà dans ta bouche que tu as gardée soudée à la mienne.
Le feu me dévore. Je ne pourrais plus faire marche arrière. J'ai atteints le point de non retour comme disent les aviateurs. Je suis en route vers le septième ciel.
Mais tu es plus redoutable que je ne l'imaginais, Véro. Plus redoutable qu'un homme.
Libérant ma bouche haletante, tes lèvres prennent mes seins, et tour à tour les sucent, les étirent, les mordillent. Tes mains que je découvre si douce, pétrissent tendrement ma poitrine, faisant lever en moi un désir insoutenable.
Et voilà que tes lèvres glissent sur mon ventre, y laissant une petite trace de salive, comme une limace.
Ta langue s'attarde sur le mont de Vénus, si lisse, si pur, bombé comme une dune sous la nuit du désert. Je n'en peux plus, Véro, je suis à bout.
Je te supplie, je t'implore, je me cambre pour te présenter ma fleur de chair qui palpite d'impatience.
Tes doigts écartent délicatement mes grandes lèvres.
Ta langue rode autour de mon bourgeons gonflé à l'extrême, tendu à éclater.
Tu le caresses en va et vient, et mon naufrage commence.
Yeux fermés sur la galaxie qui m'emporte, mains accrochées aux montants du lit pour me retenir de couler, je me donne toute entière, et tu me prends toute entière.
Tu  pénètres enfin dans le temple sacré et je coule dans ta bouche.
Bois le nectar d'Aphrodite, Véro, enivre toi de ce breuvage divin.
Je plonge dans l'inconnu, dans la tourmente, dans l'orgasme.
Je t'aime.

Posté par domibec à 20:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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