01 août 2012

Des livres érotiques

De la part de l'amie Steph (Chocolat-Canelle pour ceux qui connaissent) qui travaille pour les Editions Dominique Leroy. Un plaisir pour moi de vous le transmettre. Allez donc voir...

Riche d'un catalogue constitué depuis 1970, les éditions Dominique Leroy sont spécialisées dans l'érotisme : romans, nouvelles, BD... A présent, la maison d'édition est exclusivement numérique et, en plus de numériser tous ses anciens titres, propose depuis un an une nouvelle collection exclusivement sous forme d'e-books : e-ros.
Des textes courts, une couverture illustrée – voire des illustrations dans le cœur du livre, des œuvres inédites, de nouveaux talents, des formats numériques adaptés à une lecture sur n'importe quel support (ordinateur, liseuse, tablette, téléphone), des petits prix, des nouveautés chaque mois, de l'érotisme toujours, voici en quelques mots ce qui définit la collection e-ros.
Mais trêve de bavardage, venons-en aux œuvres littéraires elles-mêmes, avec quelques extraits qui vous donneront, je l'espère, l'eau à la bouche :

 

Chair-exulte-Red

Que la chair exulte ! d'Isabelle Lorédan, collection e-ros & ceteri, illustration de couverture de Sandokan. (http://dominiqueleroy.izibookstore.com/produit/131)

Louise est dans une chambre d'hôtel, les yeux bandés, elle attend le retour de son amant Jean-Luc :
« C'est le claquement de la porte qui la tira de sa torpeur. Elle entendit chuchoter, puis des semelles grincer sur le linoléum.
Jean-Luc, c'est toi ?
Elle n'obtint aucune réponse. Le bruit indiquait que quelqu'un s'approchait d'elle, mais qui ? Une main froide se posa sur son mollet, remontant lentement jusqu'à la jupe, s'infiltrant sous elle, gagnant la toison pubienne offerte.
Tu devrais lui retirer sa jupe, elle n'en a plus besoin.
C'était Jean-Luc qui avait parlé, mais elle n'arrivait pas à le situer. Qui était avec lui ? Qui la touchait, la déshabillait ?
On lui fit relever les bras et elle sentit qu'on les immobilisait à la tête du lit. Elle se retrouvait ainsi, victime consentante, livrée par la volonté de son amant à dieu sait qui... L'idée aurait dû lui faire peur, mais au final, cela l'excitait autant qu'elle avait pu l'imaginer dans ses rêves les plus fous.
Ses seins furent sortis de leur cachette, les tétons en saillaient, d'un rouge sombre évoquant deux fruits mûrs. Ils frémissaient maintenant sous des doigts experts, une langue agile. Peu lui importait de savoir qui le faisait ; dans son esprit, l'autre n'était qu'un instrument qui la mènerait au plaisir extrême. Et il était très habile en la matière, il fallait bien le reconnaître. Alors qu'il mordillait les mamelons érigés, les doigts partirent tester le degré d'émoi de Louise... »

 

1couv-Sexagesime_RED

Sexagésime de Ian Cecil, collection e-ros & bagatelle, illustration de couverture de Jérémy Kartner. (http://dominiqueleroy.izibookstore.com/produit/130)

Au Moyen Âge, une jeune épouse découvre certains plaisirs grâce aux jeux auxquels l'initie sa servante :
« C’est ainsi que l’égrillarde fripouille mena sa maîtresse dans l’écurie de l’Église (ainsi avaient-elles pris l’habitude de nommer le palais aux licencieux vitraux, lorsqu’on leur demandait où elles se rendaient) où, l’ayant déshabillée et mise à genoux entre deux parois faites de planches disjointes dûment munies d’orifices circulaires, elle appela des palefreniers qui firent disparaître leurs engins par les trous. L’un combla la bouche de la généreuse épouse et l’autre son cul, fermement maintenu par la misérable servante qui chevauchait sa maîtresse. Les claques pleuvaient sur les blanches fesses de la pauvresse, pendant que les braquemarts furieux s’en donnaient à joie vive. Dans la bouche grande ouverte, lèvres serrées, langue frémissante, le vit allait et venait, ébranlant les planches à chaque avancée : il désirait entrer tout entier et l’homme frustré se vit près de détruire le mur pour agripper les cheveux de sa catin et l’agiter jusqu’à l’étouffer s’il le fallait pour jouir bien à fond. Sur les fesses rouges, les marques des doigts ne se voyaient plus, tant les coups les avaient recouvertes. Du cul ouvert comme une petite chatte enfin libérée coulait un liquide blanchâtre presque pur. « C’est donc ça, la noblesse », se dit la servante ébahie. De l’autre côté, les lèvres charnues, gonflées, inassouvies, semblaient réclamer un nouvel organe. La bouche grande ouverte, la dame de condition ouvrit les yeux : « Ces rustres m’ont foutue comme des dieux, Catau.
Vous êtes belle, Madame, lorsque la sueur dégouline sur votre visage », répondit la perfide, qui en profita pour ouvrir ses grandes lèvres contre la bouche de sa maîtresse. Cette dernière les suça, les lécha et, faisant jaillir du plus profond de sa grotte la piquante source, titilla la gardienne du temple jusqu’à l’extase. »

1COUV_SansNichon_red

Sans-Nichon ou La Petite Biroute de verre de Miriam Blaylock (auteur) et de Denis (illustrateur), collection e-ros graphique, illustration de couverture de Denis. (http://dominiqueleroy.izibookstore.com/produit/134)

Pastiche érotique du conte Cendrillon ! Dans cette scène, Sans-Nichon découvre les multiples façons de se donner du plaisir tout en servant de bonne à sa marâtre et à ses demi-sœurs :
« Dans les instants de solitude, entre deux mannes de linge et un récurage des cuvettes de WC, elle ne se privait jamais de prendre tout le plaisir possible, de préférence dans le lit de ses demi-sœurs, dont elle parfumait les draps de cyprine et de sueur lascive, en se torchant délibérément dedans, après l'orgasme.
Ça au moins, ça vous changera de votre brume d'oreiller à la vanille, les pisseuses, rigolait-elle en repliant les lits au carré.
La salle de bain était également un lieu propice aux jouissances clandestines de Sans-Nichon. Elle s'y rendait vêtue d'un tablier de coton, sans rien dessous, et, dès qu'elle était seule, elle envoyait tout valser et s'asseyait dans un crapaud en face de la psyché de Mesdemoiselles ses demi-sœurs. Elle posait ensuite les pieds sur les accoudoirs et se renversait en arrière, puis elle contemplait tendrement son intimité, la seule alliée qui lui restât dans l'opprobre général. Elle se caressait pour finir, des heures durant, explorant en esthète jouisseuse les possibilités offertes par les objets les plus divers : houppettes en plume de cygne, dont se servait Madame sa mère pour se poudrer le nez, blaireau en poil de martre de Monsieur son père, raisins de rouge à lèvres, savons parfumés, flacons de cristal glacé, tiédeur de serviettes moelleuses ; tout ce qui, enfin, servait son étude des mille et un plaisirs de la chair. Aucun centimètre carré de peau n'échappait à ses arpèges érotiques, de telle sorte qu'en moins de deux mois, elle parvint à une virtuosité stupéfiante, sans avoir reçu la moindre éducation en la matière. C'était, disons-le tout simplement, une enfant prodige de l'érotisme. »

Bandeau-ete-3publications

Un quiz vous permet jusqu'au 30 août de gagner les deux prochaines publications de la collection, Le Tourbillon de la vie de Katlaya de Vault et Tatiana sous tous les regards de Tatiana Smirnov et de Fabrizio Pasini. Il faut pour cela répondre à quatre questions dont les réponses sont à trouver sur le site http://dominiqueleroy.izibookstore.com puis laisser jouer la chance car un tirage au sort sera effectué parmi les bonnes réponses (à adresser à chocolatcannelle @ dominiqueleroy.fr) :
1. Deux majuscules ornent le premier titre de la collection e-ros. Quelles sont-elles ?
2. Toutes les couvertures roses d’e-ros D/s sont illustrées par la même personne. Qui est-ce ?
3. Un auteur a signé un texte dans chacun des deux recueils épistolaires. Qui est-ce ?
4. Elle a écrit deux pastiches de conte pour la collection. Quel est le nom de cet auteur ?

Posté par domibec à 20:17 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


== Publicité ==

Commentaires sur Des livres érotiques

    merci !

    Merci Domi !

    Posté par Steph, 31 juillet 2012 à 19:41 | | Répondre
Nouveau commentaire