25 décembre 2009
Lettre ouverte au Père Noël
Salut, Père Noël,
Excuse
cette familiarité, mais je ne crois pas en toi. Ben non ! Que
veux-tu ! On pourrait attendre tellement plus de toi. Encore cette
année : je t'avais demandé les coordonnées d'une
belle femme qui habiterait près de chez moi et qui aurait
envie de faire l'amour de temps à autre avec un homme comme
moi. Pourtant pas difficile. Il y en a certainement. Au lieu de quoi
j'ai eu ma 19ème cravate alors que je n'en mets pratiquement
pas, une eau de toilette qui pue, une boîte de petits cigares
alors que je veux arrêter de fumer. Bon, les CD c'était
pas mal. Mais j'en avais donné très précisément
les références... Mais bon, je passe. Encore une fois.
Je ne te dis pas merci à toi.
Alors, fainéant. Tu as
fini ton travail maintenant. Un an à ne rien foutre. Alors que
tu pourrais tellement faire. Tu es connu dans le monde entier. Tu as
des relations, du fric... Alors pense à peu. Imagine ce que tu
pourrais faire au lieu de te branler et de lutiner Madame Noëlle.
Je te conseillerais de faire des cadeaux collectifs. Pas des
jouets à la con qui abrutissent nos enfants et son cassés
au bout de 3 jours. Non. Des cadeaux pour tout le monde.
Par
exemple la paix dans le monde. Tu pourrais pas arrêter ces
guerres de bandes dans nos quartiers ou ces guerres entre pays ?
Entre parenthèse, si tu avais offert des poupées Barbie
à Bush au lieu de lui offrir des armes en plastique et des
soldats de plomb, le monde n'en serait peut être pas là
! Tu vois les conséquences de tes conneries. Alors tâche
de changer la mentalité des hommes (et des femmes aussi) :
moins d'orgueil, moins de mépris, de volonté de
puissance et de domination... Tu peux faire ça, non, quand on
voit comment au moment de ta venue, tout le monde ou presque devient
un peu plus doux...
Ou alors qu'il n'y ait plus de misère.
C'est lié d'ailleurs. La guerre provoque la misère et
la pauvreté provoque les tensions et la guerre. Mais
attention. Pas n'importe comment. Pas en assistant les pauvres. Ils
en ont rien à foutre de l'assistance, les pauvres. Ce qu'ils
veulent c'est des droits : droit au logement, à la santé,
à l'éducation, au respect, à vivre au milieu des
autres... C'est pourtant simple. Les mêmes droits que tous. Ni
plus ni moins. Les africains, qui s'y connaissent question
assistance, disent que la main de celui qui donne est toujours au
dessus de la main de celui qui reçoit. Celui qui donne se
donne à lui un pouvoir sur celui qui reçoit. "Tenez
mon brave ! Voilà 50 centimes. Mais surtout n'allez pas boire
avec !". Qu'est-ce que ça peut foutre. On lui donne, on
lui donne. Et s'il veut boire un coup pour se réchauffer ou
oublier la merde où il est, c'est son droit. "Tenez, cher
Pays, on vous donne une subvention pour construire une école.
Mais votre gouvernement doit être comme le nôtre. Et puis
vous nous laissez piller vos quelques richesses : votre bois, votre
or, votre pétrole, votre café... Et puis encore, vous
nous laissez implanter nos usines chez vous et on y fera travailler
votre population en la payant presque pas. Ok ? Donnant, donnant"...
C'est ça l'assistance. Alors, Père Noël, invente
autre chose...
Tu pourrais aussi faire qu'il n'y plus d'enfants
malheureux. Un enfant heureux sera un adulte à l'aise dans ses
baskets. C'est pas en leur donnant des jouets que tu les rends
heureux. Mais en faisant qu'ils aient une vraie éducation,
qu'ils ne soient pas utilisés pour travailler ou faire la
guerre ou comme esclaves sexuels. En faisant qu'ils soient dans leurs
familles qui aient les moyens de leur apporter ce dont ils ont besoin
et en premier l'amour. Et oui, les pauvres aiment leurs enfants même
si parfois ils n'ont pas les moyens de le montrer... Alors retirer
les enfants de leurs familles, y'a rien de pire.
Voilà le
genre de choses que tu pourrais offrir au monde. Pas mal, non ?!...
Et si tu y arrives, y'aurait plus besoin de tes cadeaux pour faire
semblant d'être heureux le temps d'une nuit. On le serait tous
tout le temps.
Et si tu y arrives, alors certainement je croirais
en toi, Père Noël.
Allez, salut. Et au boulot.
PS : j'écris la même lettre à ton compère Dieu. Je ne crois plus en lui non plus. Que veux-tu ! Voilà un Dieu qu'on dit être partout et qu'on ne voit nulle part et jamais là où il faudrait. Et ses accolites disent qu'il est un père aimant. Moi, mes enfants, même s'ils sont grands, je n'accepte pas qu'ils souffrent ou se déchirent. Je cherche à les aider... Allez, cette fois, ciao !
Je n'ai pas
résisté au plaisir de re publier cette lettre que j'avais écrite
l'année dernière au Père Noël. Elle est toujours valable. Je n'y ai pas touché
même si j'aurais pu y rajouter quelques petites touches à propos de
notre ami le petit Président de la France, ou à propos de Copenhague où
nos gouvernants se sont bien foutu de la gueule du monde, ou à propos
de nos chers banquiers qui se sont vite remplumés sur le dos de nous
tous, ou de ces gros c... de racistes qu'on trouve de plus en plus même chez nos gouvernants... Oui, vraiment inutile ce Père Noël !... Il aurait tant à faire !
11 décembre 2009
Un petit jeu...
... qui n'a rien d'érotique.
Devinez ! De qui s'agit-il ?
« Il a pris la France et n’en sait rien faire. Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets. Ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c’est le mouvement perpétuel mais, hélas, cette roue tourne à vide. L’homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux. Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l’argent, l’agio, la banque, la Bourse, le coffre fort. Il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l’insulte et la bafoue ! »
Perdu !
Vous avez répondu Sarkozy ? Et bien non. Il s'agit de Napoléon III ! Vu par le Père Hugo.
Sacré Victor. Toujours d'actualité !
09 décembre 2009
Coup de gueule...
Tiens ! Un coup de gueule. Ou plutôt,
des coups de gueule. Pas trop le moral. Ca va me faire du bien
!...
Coup de gueule à propos de ce foutu débat sur
l'identité nationale. Qu'est-ce que c'est cette invention ? Quand on
sait que ce débat est organisé par le ministre (le félon) qui est
chargé de bouter hors nos frontières françaises un certain nombre
d'étrangers... on ne peut qu'avoir des doutes sur les bonnes raisons
qui poussent à lancer cette réflexion... Pour moi, je serai fier
d'être français si la France était vraiment terre d'accueil, terre
des Droits de l'homme, terre de paix, d'égalité, terre de parité...
Je ne tire pas ma fierté d'un hymne sanglant ou d'un drapeau mais de
valeurs... que malheureusement je trouve que nos gouvernants ont un
peu tendance à piétiner.
Coup de gueule à propos du
Téléthon ! Oui; je vais choquer. Monsieur Bergé a raison. Pourquoi
certains organismes comme le téléthon, les restau du coeur ont le
monopole des grandes soirées télévisées et bloquent et empêchent
toutes autres initiatives... Je connais d'autres organismes qui
auraient aussi des choses à dire au public et qui auraient besoin de
sa générosité... Et pourquoi ce ne serait pas l'Etat qui
financerait la recherche ? Et pourquoi on ne ferait pas appel à la
générosité du public pour renflouer nos amis les banquiers ? Et
pourquoi ce serait toujours les mêmes qui devraient profiter de la
solidarité obligeant à penser que c'est les seules et bonnes
manières d'être solidaires... Et si, plutôt que de donner aux
restau du coeur ce qui institue l'assistance, on accepterait que des
logements sociaux soient construits dans son quartier, ou que les
enseignants de ses enfants aillent moins vite pour que celui qui a le
plus de mal puisse apprendre, ou ... Là ça pourrait peut-être
vraiment aider les pauvres et être vraiment solidaires avec eux.
Fastoche de donner.
Laisser de la place à côté de soi, ça
c'est autre chose...
Coup de gueule contre ces politiques qui n'ont qu'un intérêt : se faire élire... Les reste ? Bof !
Allez ! Ca ira pour aujourd'hui. Bises quand même
09 novembre 2009
Folie
Terrible la folie !
On fait quoi face à ça ?
On cherche où les soutiens ?
On se protège comment ?
On vit comment ?
La terreur. La violence.
C'est ça la vie ?
Souffrance. De toute part.
Le fou et ses proches.
Saloperie.
Colère.
Démuni.
Peur.
Peur de la vie saccagée.
Peur d'un geste fatal.
Peur de devenir fou à mon tour.
Nuits blanches.
Bouffée d'angoisse.
Merde, quoi !
08 novembre 2009
Merde !
Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... Merde... !!!!!!!!!
16 octobre 2009
Plein le cul
Je vous en ai déjà parlé !
Tant pis si ça vous indispose et si ce n'est pas ce que vous cherchez en venant ici. Mais ici c'est chez moi et j'y fais ce que je veux. Laissez moi vider mon sac, hurler mon ras le bol. Ca ira mieux demain. Ou après-demain.
Marre d'avoir un fils alcoolique, drogué, menteur, voleur...
Marre de le voir se détruire, ne rien foutre de ses journées, sinon boire et fumer.
Marre de le voir enfermé dans le noir, dans sa négation de tout...
Nom de Dieu ! Il a 28 ans. Vie de merde. Quoi demain ?
Et moi, et nous, sa mère, sa soeur ? Le droit de vivre avec un minimum de paix ???
Il est malade. OK ! Devons-nous pour autant tout supporter ?
Plein le cul... Crever !...
Allez ! Salut ! Je reviendrai quand je serai calmé !...
26 août 2009
Des mots de moi...
Oui, j'ai envie de parler un peu de moi aujourd'hui... Parce que moi, ce n'est pas que les fantasmes que je raconte dans ce blog, ces rêves, ces mots d'amour... J'ai aussi d'autres préoccupations que le sexe, les belles femmes, les souvenirs amoureux, les échanges coquins... même si je les apprécie fortement et que je ne renie rien. Je ne suis pas que ce qui parait dans ce blog et aujourd'hui je veux me découvrir un (tout petit) peu pour vous faire connaître (un tout petit peu plus) l'homme que je suis.
D'abord, je ne suis plus jeune. On a l'âge qu'on veut bien avoir. Et je me veux toujours jeune. Mais parfois les os et les muscles et le souffle ne suivent plus... Et je n'ai certes plus la vigueur de mes 30 ans... Je le précise pour qu'il n'y ait pas de malentendus... Mais j'assume... Mais attention, hein ! Je ne suis pas non plus un vieillard... Et physiquement je n'ai que peu de cheveux blancs (une chance), pas la tonsure non plus, pas de bide... Je suis fin, maigre même ! C'est mon tempérament !
Autre chose que je veux vous livrer. J'ai un fils. Adopté. 28 ans. A la maison. Schizophrène ! Oui... Et c'est pas rien de vivre avec cette maladie. L'une des manifestations de cette maladie c'est qu'il entend
des voix. Parfois qui lui racontent des histoires drôles alors il rit, il éclate de rire, il rit de bon coeur... tout seul dans sa chambre... Même en pleine nuit... Faut le supporter...
Mais c'est pas le pire. Car parfois ces voix lui disent qu'il est le meilleurs, qu'il est le plus intelligent, que les autres ne lui arrivent pas à la cheville et cherchent à lui nuire pour se venger de leur petitesse. Particulièrement ses parents. Alors ce sont des crises de violence inouie, d'insultes, de menaces, de choses qui valsent dans la maison, de vaisselle ou de bibelots brisés... Plusieurs fois je me suis retrouvé un couteau de cuisine sous la gorge !...
Et quand il n'est pas en crise, il peut rester la journée entière dans sa chambre à regarder la télé ou jouer à des jeux vidéo, volets fermés, lumière allumée même par ces jours-ci où il fait si beau...
Sa chambre : un taudis où traînent assiettes à moitié vides, cendre de cigarettes, canettes vides de bières, vêtements propres et sales mélangés, emballages de Mac Do, papier divers... Il dort habillé à même le matelas, draps en boule au pied du lit... Et puis de temps en temps, il ouvre ses volets, il range, nettoie, brique, en chantonnant. Ca va mieux. On respire... On se détend mais en attendant en tendant le dos que l'huitre se referme demain, dans deux jours, avant la fin de la semaine de toute façon !...
Une vie de merde, sans avenir, sans boulot possible, sans formation, sans femme aussi... On le voit mal vivre seul. L'enfermer ? Il a passé récemment deux ans à l'hôpital... Il est suivi, a des médicaments...
Pourquoi je vous raconte cela ? Comme ça. Parce que c'est ma vraie vie (un aspect). Parce que ça me fait du bien d'en parler. Parce que mon blog est un bout de chez moi, un défouloir... En tous les cas pas pour que vous me plaigniez. Mais pour que vous sachiez mieux et plus qui je suis... D'ailleurs, vous m'aidez sans le savoir en me visitant... Mon blog c'est un peu une manière de fuire cette réalité...
Dernière chose qui n'a rien à voir pour aujourd'hui : alors que je fumais un paquet de cigarettes par jour, je n'en ai pas touché une depuis la mi-juillet ! Cette fois je veux tenir. On est tellement mieux et tellement plus libre...
Voilà des bouts de moi... Pas drôle ni très excitant n'est-ce pas comme post !
Je reprends le boulot ce matin. J'aime mon travail mais je n'en dirai pas plus ici. Sauf qu'il est très prenant et que je vais avoir moins de temps pour mon blog... Alors vos contributions sous toutes formes sont attendues... Sinon, il y aura des jours sans !... Pas grave.
Bises à vous.
04 octobre 2008
Revue de presse
Il n'y a pas que le cul, effectivement. Mais le cul aide à surmonter parfois les choses tant l'actualité n'est pas toujours très réjouissante voire même... effrayante !
"Violence conjugale : 30% des femmes sont battues" titrait le Parisien cette semaine. C'est beaucoup ! Ce qui signifie que 3 hommes sur 10 qui sont en couple frappent leur femme ! Des salauds ? Sans doute mais ce n'est sans doute pas aussi simple. Je ne veux pas les défendre, loin de là. Une femme se respecte, ça ne se frappe pas, ça ne se cogne pas. Elle n'est pas un punching ball ! Mais il faut être quelque part en grande souffrance pour en arriver là et avoir une piètre opinion de soi pour ne trouver que cette manière de se valoriser ! Ils sont malheureux. Les femmes battues le sont aussi, bien évidemment, et il faut absolument les protéger. Et que dire de leurs enfants qui sont brisés de voir papa taper sur maman ! Ca en fait du monde malheureux !
700000000000 de dollards trouvés pour sauver les banques qui ne cessent, quand tout va bien pour elles c'est à dire toujours sauf maintenant, de s'en mettre plein les poches sur le dos de leurs clients... Combien d'argent trouvé pour sauver une entreprise qui va fermer et donc mettre des centaines de travailleurs au chômage ? Pour construire des logements en nombre suffisant pour que plus jamais personne ne vive à la rue ou dans des taudis ? Pour donner une éducation qui soit une vraie chance pour chaque enfant en particulier celui qui a le plus de mal ? Pour que chaque famille puisse vivre dignement justement en famille ?...
Je n'y connais rien en économie et en bourse, mais il y a des chiffres qui font tourner la tête et qui me font dire qu'on marche sur la tête !...
Il y a quelques semaines, 10 soldats français tués en Afghanistan. C'est certes terrible et insupportable que des jeunes hommes soient ainsi balayés. Le lendemain, 90 civils tués "par erreur" dans un village afghan. Un simple entrefilet dans les médias : c'était une bavure et on exprime des regrets. Pour les médias, toutes les vies n'auraient donc pas le même prix ?
Des centaines de millions de personnes dans le monde qui ont faim, qui n'ont pas d'eau, qui sont menacées dans leur vie par les variations climatiques... Et nous on s'en fout et on ne veut rien changer dans nos manières de gaspiller...
... à suivre, malheureusement !
30 juillet 2008
Violée...
Histoire (malheureusement) vraie !
Appelons là Noémie. Il y a quelques années, elle avait tout juste 13 ans.
Un bel après midi d'été, elle a été entraînée de force dans une cave par 4 garçons de 17-18 ans, des voisins, des copains de son frère absent en ce temps là, en vacances chez le grand frère dans le sud de la France. Et dans cette cave, elle a été mise nue et violée : dépucelage violent, sodomisation, fellations imposées... D'autres garçons sont arrivés, certains de son âge. Les plus jeunes, sous prétexte de faire leur éducation, ont été contraints de se mettre également nus avant de la pénétrer. Le plus jeune, 13 ans, a lui aussi été sodomisé par un plus grand sous prétexte qu'il n'était pas un homme mais une tapette parce qu'il n'arrivait pas même à bander !
Le calvaire de Noémie a duré 5 heures. Elle a du subir une douzaine de pénétrations de toutes sortes... Lorsqu'elle a pu partir -sous la menace de se faire tuer si elle parlait- elle s'est réfugiée dans sa chambre. Pendant 3 jours, elle a refusé d'en sortir, de déserrer les dents. Sa mère, seule au foyer, ne comprenait rien.
Au bout de 3 jours, Noémie est sortie de chez elle en courant. Elle a été chez sa meilleure copine à qui elle a tout dit. Cette amie en a parlé à sa propre mère qui a été voir la maman de Noémie. Visite médicale puis plainte au commissariat.
Le lendemain, les 8 garçons qui avaient participé étaient arrêtés par la police. Après enquête et garde à vue, les plus jeunes ont été mis en foyer et les majeurs pénaux en prison.
Le procès a eu lieu 15 mois plus tard. Avec la préventive puis les remises de peines, les garçons sont sortis de prison moins de 3 ans après les faits.
Ce n'est pas tout. 4-5 mois avant le procès, descente de police dans la cité. Découverte de caches de drogue, arrestation d'une petite dizaine de jeunes. Le frère de Noémie n'a pas été inquiété. La police n'est même pas venue chez lui. Cela s'est vu et il a été soupçonné d'avoir dénoncé le réseau pour venger sa soeur. A son tour, il a été entraîné dans une cave, tabassé, torturé, humilié, sodomisé avec un manche de pelle...
Pour montrer sa bonne foi, il a du se résoudre, en cachette de sa mère, à planquer lui aussi armes et drogue. Il a été arrêté et il est toujours en prison.
Bien évidemment, au moment du procès concernant le viol de Noémie, cela est ressorti. Mauvaise famille, d'autant plus que la mère avait des retards dans le paiement de ses loyers. Il a été reprochée à Noémie (13 ans au moment des faits, je le rappelle) d'être une aguicheuse, provocatrice, une pute quoi, qui n'a eu que ce qu'elle cherchait !...
C'est par mon travail que j'ai fait la connaissance de cette famille quelques mois avant le procès. J'ai accompagné Madame au tribunal mais n'ai pas pu rentrer. Huis-clos ! Heureusement. Il y avait foule de voyeurs qui voulait rentrer.
Je l'ai aussi accompagnée pour qu'elle obtienne un autre logement. Personne n'a jamais voulu rien savoir car elle "était mauvaise payeuse" ! Alors, depuis son viol, Noémie croise tous les jours dans sa cité les familles de ses violeurs qui la traitaient de traînée, de salope, de putain... Et ensuite elle croisait ses violeurs sortis de prison ou de maison de correction qui ricanaient en la voyant et sifflent parfois entre leurs dents : "on t'aura de nouveau" !...
Depuis 2 ans, Noémie est chez son frère aîné dans le Sud de la France. Elle veut rentrer dans la police. Son autre frère est toujours en prison pour au moins encore un an. Et sa mère est toujours dans son logement entourée de sarcasmes et de reproches...
Oui. C'est tout. Je voulais raconter cette histoire vraie qui n'est pas tout à fait dans le style de mon blog parce que le sexe n'est pas qu'un jeu et s'il n'est pas dans une relation réciproque vraie et dans le respect mutuel, il peut avoir des conséquences désastreuses. Car je ne saurai dire la cassure définitive provoquée dans la tête de Noémie... Je sais que plusieurs de mes lectrices assidues portent cette souffrance enfouie au fond d'elles-mêmes pour avoir vécu une histoire similaire...
20 mai 2008
Gays et lesbiennes
C'était samedi la journée mondiale de la lutte contre l'homophobie.
Je ne suis pas homo, quoique certains (jeunes) garçons me fassent fantasmer !
Vous le savez, j'aime voir de jolies filles ensemble.
Mais je n'accepte pas que des hommes et des femmes soient ainsi rejetés à cause de la manière dont ils vivent leur sexualité. Qu'est-ce que cela peut nous faire. Nous vivons dans une société de plus en plus égoïste mais malgré cela on prétend se mêler de la partie la plus intime des autres, de leur sexualité... Et on se permet de les juger...
On parle de jeunes exclus de leurs familles, de personnes qui ne trouvent pas de travail et, extrême des extrêmes mais encore assez courant, de ceux qui se font tabasser... parce qu'ils sont homos !
Alors, aujourd'hui, je veux simplement leur dire ma solidarité. Et je les embrasse.










